Paul

Je m'appelle Paul Lequesne, j'ai 53 berges (en 2013), je vis à Paris, dans le beau quartier de la Goutte d'Or, aussi pittoresque que fatigant. J'exerce le fort peu lucratif métier de traducteur littéraire, plus quelques autres pour boucler les fins de mois.

J'ai redécouvert les jeux à mesure que mes enfants grandissaient.

Enfant, j'avais une grand-mère que j'adorais, farouche adepte de la belote, de la manille et du barbu.

J'aime les jeux de dés que j'avais autrefois en horreur — trop incertain que j'étais, dans un monde incertain — pour la simplicité et la beauté de l'objet.

Je suis allé voir l'expo sur les jeux de l'antiquité au moyen-âge, au musée de Cluny à Paris, et j'y ai connu de vifs moments d'émotion : il y avait là des dés très anciens, des dés romains, cubes de verre, à la forme parfaite, les faces légèrement bombées, mais aussi des dés dodécaèdriques ayant traversé les siècles.

Et puis un extraordinaire Trictrac du XVe siècle, conservé au musée de Florence.

Le jeu que je préfère entre tous, est d'ailleurs sans doute le Trictrac. Je m'étonne que Patrik ne se soit pas penché encore sur le sujet. Ou peut-être si ? L'apprentissage est certes un peu rude, mais la satisfaction immense. Pour ma part, j'en ai appris les règles simplement en prenant le temps de lire le traité de l'abbé Soumille — lequel est accessible en ligne à présent.